top of page

“Je déteste mon corps” : Comment adoucir son image de soi ?

il y a 4 jours
10 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours













"Je déteste mon corps"... Combien de femmes se sont déjà dit cette phrase ? En se regardant dans le miroir, en scrollant sur Insta, en feuilletant un magazine féminin ou en tombant sur une pub à la télé ? Certainement beaucoup trop, et peut être que tu en fais partie.


Si c'est le cas, tu n'as pas à culpabiliser. Tu n'es pas bizarre non plus. Si autant de femmes en viennent à détester leur corps, il y a une raison. Mais surtout, une autre réalité est possible. Une réalité où tu acceptes ton corps, même les jours où tu ne l'aimes pas.


En tant que Photo-Thérapeute en Franche-Comté, j'accompagne au quotidien des femmes qui portent ce poids, celui d'un regard sévère posé sur elles-mêmes depuis parfois des années. Alors d'où vient cette haine du corps ? Quelles conséquences a-t-elle sur ta vie ? Et surtout, comment adoucir ce regard, jour après jour ? Je t'explique tout.



Pourquoi “je déteste mon corps” ?


Détester son corps, ce n'est jamais un hasard. C'est le résultat d'un empilement, de couches successives qui se sont installées sans qu'on les voie venir. 


Les injonctions de la société


As-tu remarqué que depuis ton enfance tu as été exposée à des images ? La publicité, les magazines, les films et les séries, et aujourd'hui les réseaux sociaux, diffusent en continu la même équation : Des corps filtrés, retouchés, mis en scène pour vendre un idéal impossible à atteindre. Sans compter les scènes où tout ce qui dépasse une taille 36 est considéré comme gros... Un corps mince, lisse, jeune, serait le seul corps désirable et légitime.


Ce message, tu ne l'as pas choisi.


Je déteste mon corps : infographie de la construction de l'image de soi

Mais il s'est installé en toi, répété des milliers de fois, jusqu'à devenir une norme intérieure. Le problème, c'est que cette norme n'existe pas dans la vraie vie. Elle est fabriquée. Et pourtant, tu continues de te comparer à elle, chaque jour, sans même t'en rendre compte.


L’éducation et les héritages familiaux


Le regard qu'on porte sur son corps se construit également bien avant l'âge adulte, dans le cercle familial. Une remarque sur ton poids à table, une comparaison avec une sœur ou une cousine, une mère qui se critiquait elle-même devant toi.


Tous ces petits moments, en apparence anodins, ont façonné ta perception au même titre que tout ce qu'on t'a transmis, parfois sans un mot, sur ce que doit être une femme :


  • Se tenir d'une certaine façon

  • Occuper le moins de place possible

  • Plaire avant tout

  • Ne pas être trop fière de ton corps pour ne pas passer pour une prétentieuse…


Ce flux de messages contradictoires, reçu dès l'enfance, a fini par s'installer en toi comme une évidence, sans que tu aies jamais eu à le choisir ni même à le remarquer. Tu as peut-être hérité d'une relation compliquée au corps de cette façon, sans en avoir conscience. Ce n'est pas ta faute. Mais c'est important de le comprendre, pour pouvoir commencer à défaire ce qui a été appris. 


Les événements traumatiques


Certaines blessures sont plus profondes. Du harcèlement, une agression, une relation toxique, une maladie qui a transformé le corps sans prévenir, une grossesse vécue difficilement.... Tous ces événements viennent changer profondément le rapport que l’on a avec son corps, avec son image. Et c’est souvent suite à de telles situations qu'on entend une phrase encore plus dure que "je déteste mon corps".


Cette phrase, c'est "je me dégoûte". 

Elle revient souvent dans mes accompagnements, et elle n'est jamais anodine. Le dégoût, contrairement à la simple détestation, signale presque toujours un traumatisme bien plus important, qui est venu entacher profondément le rapport à son corps. Si cette phrase te parle, ce n'est pas un détail à minimiser. C'est un signal qui mérite d'être écouté, et idéalement accompagné.



Détester son corps : quelles conséquences ?


Vivre avec un corps qu'on déteste, ce n'est pas anodin. Cela a une incidence sur tous les pans de la vie, bien au-delà du simple rapport au miroir. 


Troubles du comportement alimentaire (TCA) et dysmorphophobie


Quand le rejet du corps devient trop important, il peut ouvrir la porte à des troubles du comportement alimentaire ou à une dysmorphophobie, cette perception déformée de sa propre apparence, où le corps réel et le corps perçu ne se ressemblent plus. Cet écart se traduit concrètement par des mécanismes qui s'installent progressivement, presque discrètement. Restriction, compensation, contrôle obsessionnel de l'alimentation, vérifications répétées dans le miroir, ou à l'inverse évitement total de son reflet.


Ce ne sont pas des lubies passagères ou un manque de volonté, même si c'est souvent ainsi qu'on les juge, ou qu'on se les reproche à soi-même. Ce sont des réponses, parfois les seules trouvées, à une souffrance qui n'a pas eu d'autre endroit où se loger.


Mal-être et dépression


Se détester physiquement use, en silence, jour après jour. Cette usure peut glisser vers un mal être plus large, une fatigue psychique, parfois une véritable dépression, parce qu'elle ne reste jamais cantonnée à la question du physique. Le corps qu'on ne supporte plus devient un fardeau qu'on traîne partout, y compris là où il ne devrait pas interférer, dans les choix professionnels, dans la façon d'oser prendre la parole, de se montrer, de demander ce qu'on mérite.


C'est souvent ainsi qu'on glisse de "je déteste mon corps" à "je me déteste", "je ne vaux rien", etc.


Détester son corps, à force, finit par ressembler à se détester soi-même dans sa globalité. La frontière entre les deux devient floue, et c'est précisément ce qui rend ce mal être si difficile à identifier de l'extérieur, y compris parfois pour la personne qui le traverse. 


La course à la perfection


Il y a quelque chose de particulièrement cruel dans cette dynamique. Même en atteignant le corps qu'on pensait vouloir, la satisfaction ne vient pas, ou seulement quelques jours, avant que le seuil de tolérance ne recule à nouveau, comme un horizon qui s'éloigne à mesure qu'on avance vers lui. On a beau mincir, se transformer, se sculpter, rien ne suffit jamais vraiment, parce que le problème n'a jamais vraiment été le corps en lui-même.


Ce mécanisme entretient un état de vigilance permanente, où l'on scrute le moindre changement, où l'on guette le moindre relâchement, où l'on se compare en continu à une version antérieure ou fantasmée de soi. À ce jeu, il n'y a pas de ligne d'arrivée, seulement un déplacement constant du curseur, qui empêche de savourer quoi que ce soit dans l'instant présent.


La difficulté à recevoir


Détester son corps, c'est aussi souvent avoir du mal à recevoir. Un compliment qu'on balaie d'un revers de main. Une preuve d'amour qu'on n'arrive pas à croire mérité.


"Je déteste mon corps, comment quelqu'un pourrait l'aimer ?"

Cette pensée, beaucoup de femmes la portent sans oser la formuler à voix haute. Comment croire qu'on peut être désirée, ou simplement aimée telle qu'on est, quand on n'arrive pas à se supporter soi-même dans le miroir ? 


Ce rejet de soi vient parasiter les relations, la vie amoureuse, l'intimité, et parfois même les amitiés. Il pousse parfois à éviter l'intimité, à s'effacer dans les moments qui devraient être les plus simples, ou à interpréter chaque regard extérieur à travers le filtre de sa propre dévalorisation. Le lien aux autres se retrouve alors filtré, en permanence, par le lien qu'on entretient avec son propre corps.



Comment mieux accepter son corps ?


Rien de tout ça ne se règle en une nuit, et je ne vais pas te vendre une méthode miracle en cinq étapes. Ce que je peux te dire, en revanche, c'est qu'aucune de ces blessures n'est figée à vie. Le regard que tu portes sur ton corps s'est construit petit à petit, sur des années. Il peut aussi se déplacer petit à petit. Voici plusieurs pistes concrètes. Certaines te parleront tout de suite, d'autres moins, et c'est normal. Prends ce dont tu as besoin, laisse le reste. 


Consommer plus intelligemment les images


Prendre conscience de la part sociétale dans cette haine du corps permet aussi d'agir concrètement, parce que chaque image qui défile devant tes yeux laisse une trace, même minime, même inconsciente. En scrollant plusieurs heures par jour des corps filtrés, tu nourris sans le vouloir la norme intérieure dont on parlait plus haut.


Trier les comptes que tu suis sur les réseaux, questionner les images retouchées, développer un regard plus critique face à la publicité, sont des gestes simples, mais qui, répétés, changent réellement la manière dont tu te perçois. Se désabonner de comptes qui te font systématiquement te sentir mal, aller chercher au contraire des représentations de corps réels, variés, non retouchés, c'est reprendre un minimum de contrôle sur ce qui vient nourrir ton regard sur toi-même.


Faire appel à une conseillère en image


Apprendre à connaître ses formes, ses volumes, ses couleurs, permet souvent de reprendre la main sur son image. Ce n'est pas une question de mode superficielle, mais de réappropriation, à l'opposé de ce que font depuis des années beaucoup de femmes, qui s'habillent pour dissimuler ce qu'elles n'aiment pas plutôt que pour se sentir bien dans ce qu'elles portent.


Inverser cette logique demande du temps, et souvent un regard extérieur bienveillant, capable de te montrer ce que tu ne vois plus toi-même à force de te juger. S'habiller pour soi, et non pour cacher, n'est pas anodin. C'est parfois la première étape concrète, presque symbolique, vers un regard différent, et ça change beaucoup de choses dans la manière de se percevoir au quotidien.


Si tu es dans le secteur de Besançon, du Doubs ou de la Haute-Saône, je peux t’orienter vers plusieurs conseillères en image, il te suffit de me contacter via le formulaire en bas de cette page.


Réduire ou couper les liens toxiques


Certaines relations entretiennent, parfois sans le vouloir, ce mal être. Une amie qui commente sans cesse ton physique, une famille qui compare, un partenaire qui critique. Ce n'est pas toujours de la méchanceté consciente. Certaines personnes reproduisent, sans y penser, les mêmes remarques qu'elles ont elles-mêmes reçues, mais cela n'excuse pas la blessure que ça continue de provoquer chez toi.


Identifier ces liens toxiques, et poser des limites, voire s'en éloigner, fait partie du chemin. Tu as le droit de nommer ce qui te fait mal, de demander que ça s'arrête, et si rien ne change, de prendre de la distance. Protéger son espace intérieur n'est pas égoïste, c'est une nécessité quand on essaie de reconstruire un rapport plus doux à soi même.


Se faire accompagner par une professionnelle du rapport à l’image et au corps


Parfois le rapport à son corps est si complexe qu’il est difficile de le travailler seule. C'est là qu'un accompagnement en Photo-Thérapie prend tout son sens.


Contrairement à ce qu'on imagine parfois, il ne s'agit pas d’un shooting photo spécial, mais bien d‘un accompagnement thérapeutique complet basé sur l’image. La photo (et autres images) devient un support à la parole, un outil pour explorer ce qui se joue derrière le rejet du corps, et commencer à en dénouer les fils. 

 

Tu te reconnaît depuis le début de cet article ?

Je peux t'aider à te réconcilier avec ton corps et à adoucir ton image de toi.


Je déteste mon corps : Prendre rdv avec une photo-thérapeute


Prendre soin de son corps, et ne plus le torturer


Un corps qu'on déteste, c'est souvent un corps qu'on maltraite.


Régimes en cascade, sport punitif, privations. Réapprendre à prendre soin de lui, sans objectif de transformation immédiate, est une étape essentielle, et c'est même un changement de posture assez radical. Ce n'est pas parce qu’on va le transformer qu’on s'occupe de lui, mais on s'occupe de lui tel qu’il est, maintenant.


Le nourrir, le reposer, le masser, l'écouter, sans attendre qu'il change de forme pour mériter ces attentions. Même des gestes modestes : un bain plus long, une crème appliquée avec douceur et attention, un repas pris sans culpabilité, participent à réapprendre une relation moins hostile avec lui.


Apprendre à écouter son corps et décoder ses messages 


Le corps parle.


Une tension récurrente, une douleur qui revient, une fatigue inexpliquée, sont parfois des messages qu'il t'envoie.


Apprendre à les décoder, plutôt qu'à les ignorer ou à les combattre, fait partie d'un travail profond : l’apprentissage de la symbolique du corps qui est un outil puissant pour se réconcilier avec son corps.



Peut-on vraiment aimer son corps ? 


C'est une question qu'on me pose souvent, et je préfère être honnête avec toi.


Non, on n'aime pas forcément son corps tous les jours, et ce n'est pas grave.

L'objectif n'est pas d'atteindre un amour inconditionnel et permanent de chaque partie de toi. C'est un idéal aussi difficile à tenir que celui des magazines, juste retourné dans l'autre sens. Ce qu'on peut viser, en revanche, c'est l'acceptation de soi, un état plus stable et plus réaliste, qui n'a d'ailleurs rien à voir avec se trouver belle tous les jours.


Accepter son corps, c'est accepter qu'il existe des jours sans. Des matins où tu te regardes dans le miroir et où rien ne te plaît, où tu as l'impression d'avoir gonflé, changé du jour au lendemain. Ces jours-là existeront encore, même après un travail sur toi-même, et ce n'est pas un échec.


Ce qui change, avec l'acceptation, c'est que ce ressenti du moment cesse d'être une vérité absolue sur ce que tu vaux, il ne remet pas en cause toute ta valeur. Tu peux te trouver moins belle un mardi, et savoir, en même temps, que cette impression passera, qu'elle ne dit rien de définitif sur toi. C'est exactement cette nuance qui change tout.



Pour résumer, l’image de soi :


Vient :

  • Des injonctions sociétales et des images retouchées

  • De l'éducation reçue et des héritages familiaux

  • Des événements traumatiques vécus


Et peut être adoucie en :

  • Consommant les images avec plus de recul

  • Apprenant à se mettre en valeur grâce à une conseillère en image

  • S'éloignant des liens toxiques

  • Se faisant accompagner par une professionnelle du rapport au corps

  • Prenant soin de son corps sans le maltraiter

  • Apprenant à écouter ses messages


Tu n'es pas destinée à te dire “Je n'aime pas mon corps” toute ta vie. Tu as le droit d'apprendre à poser sur lui un regard différent, à ton rythme, et si besoin, accompagnée.



Le problème n’est pas ton corps, mais le regard que tu lui portes 


Si tu ne devais retenir qu' une seule chose de cet article, que ce soit celle ci :


Ton corps n'est pas le problème. Le regard que tu poses sur lui, hérité, construit, parfois blessé, en est un. Et ce regard peut se travailler, se déplacer, s'adoucir.

Et si tu pouvais passer de "Je déteste mon corps" à "J'accepte mon corps tel qu'il est" ?


C'est exactement le sens de mon accompagnement en Photo-Thérapie. À travers la parole, l'image et différents outils thérapeutiques, je t'aide à comprendre d'où vient ce regard, et à en poser un nouveau sur toi-même. Pas un regard parfait. Un regard plus doux, plus juste, plus libre.







Je déteste mon corps : Céline Garnier, photo-thérapeute autrice de l'article

Céline Pierre, Photo-Thérapeute depuis 2020




Commentaires


bottom of page